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Etre une enfant Papillon.

31 oct

Epidermolyse bulleuse simple type Dowling-Meara

 

Je me souviens des cloques au dessus de la bouche causées par le frottement de mon pouce qui m’apaisait.

C’est fou comme les choses parfois remontent alors que jusqu’à présent on faisait tout pour les refouler.

Je me souviens des chapelets de croûtes  à la base de ma nuque et de ma mère, le soir, essayant difficilement de me les enlever dans les pleurs et les « pourquoi ».
Je m’en rappel maintenant . De tout ça. De ces choses. Qui m’ont longtemps suivies. Collées. Comme la peau colle aux os.

Je me souviens.

Des enfants dans la cours d’école qui m’appellent « la croutonneuse » et qui ne me donne pas la main de peur de l’attraper.

De la souffrance d’une moindre chute sur laquelle les pansements sont proscrits. Entraînant une plaie qui suinte et qui se colle a travers la bande sur le collant du lendemain.  La soignant avec éosine, tulle gras et bande. Que ça faisait mal quand on enlevait tout ça le soir. Je me rappel juste de l’eau chaude pour aider à décoller tout le bordel.

Je m’entend pleurer . Parfois. Je ne sais pas si c’est moi. Ou une autre petite fille. L’autre . Celle qui a une maladie. Des bobos.

Je me souviens. De ces odeurs de gels douche spéciaux pour nous, car les autres pouvaient nous infecter les plaies. Ça moussait pas. Ça sentait pas très bon. Et c’était liquide. Et froid. Trop froid.

Plurexid et citéal qu’on mettait à foison dans le bain pour faire un semblant de mousse. Comme pour des enfants normaux. Je me rappelle de tout sauf de la mousse . Qui était inexistante, en fait.

Les bains c’était pour ramollir les croûtes. Je me rappel de la serviette mise sur le canapé ou sur le lit de mes parents . Du bruit de l’aiguille qui sort de son étui prête a percer les cloques, et du papier de la compresse qu’on déchire prête a accueillir du septéal pour désinfecter. De l’aiguille qui perce, des yeux qui se ferment et qui attendent que ça soit fini.
L’odeur. L’odeur…et le souffle de mes parents tentant de tout faire pour ne pas que ça brûle. Même de décrocher la lune. Il l’aurait fait pour ne plus que je souffre.

Je me rappel du petit ciseau. Dont la pointe qui venait délicatement se poser sur le bord de la croûte ramollie. La pointe froide contre la peau chaude sortant du bain. Des fois ça faisait mal. Car elles résistaient et étaient trop fusionnées avec ma peau. Celle ci on y passait une crème. Et voilà.

On séchait les larmes et la vie continuait. Je me souviens que partiellement mais c’est là et ça revient par bride. Comme pour me rappeler qui je suis. Elle. Là bas le regard bleu et la peau lésée .

Je me rappelle. Trop. Ou pas assez.

De tout ça .

Des moqueries . Des odeurs. Des vêtements tachés par les plaies. Et les mains pleines d’éosine de mes parents.

Alors se souvenir et en parler c’est aussi se rappeler qui l’on est. Et ce qui fait qu’aujourd’hui on est comme ça.

Se rappeler c’est  rouvrir certaines cicatrices qui ont du mal à se fermer malgré les points de sutures qu’on essaie de faire. Parfois les points éclatent laissant exploser la peine, la colère et les questions.

Je suis atteinte d’une maladie génétique rare, qui au fur et à mesure des frottements m’a causée de nombreuses blessures sur la peau. Détruisant un peu ma propre estime, et accentuant la honte d’un corps marqué.

Aujourd’hui c’est mon deuxième billet sur la maladie. Je me dis que certains peuvent s’y reconnaître, et y garder de l’espoir.

29 ans plus tard, on s’en sort bien. Malgré quelques blessures non décelables. Que personne ne voit tant elles sont enfouies.

Alors il faut en parler. Relayer, en parler. S’informer.

Car on peut tous croiser un jour sur notre route un enfant papillon. Un enfant papillon qui deviendra un adulte papillon. C’est moi. C’est peut-être lui, elle, ou toi derrière ton écran.

Parce qu’en faisant un don, on s’engage a soutenir cette cause. A permettre aux familles de se rencontrer et de se sentir moins seules. A faire avancer cette recherche qui un jour j’espère se transformera en trouvaille.

En parler. Relayer et expliquer à ces enfants qu’ils peuvent aussi rencontrer un jour des enfants papillons, et pourquoi il est important d’être doux avec eux.

Il y aurait temps de choses encore à dire.

Tant de choses à écrire.

Et finir sur cette photo. Et ces marques qu’on ne pourra jamais enfouir.

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Ici et là.

22 oct

Voilà longtemps que j’avais délaissé mon blog. Un peut trop longtemps. Pourquoi ? Je ne saurais pas vous dire.

Peut-être que j’écrivais pour me libérer et que depuis un petit moment je n’en ressens plus le besoin.

Peut-être fatiguée de poser mes émotions. Car ça remue autant que ça soulage.

Alors peut-être que ce billet est la renaissance d’un livre que j’ai laissé ouvert. Qui sait.

Je n’ai jamais couru après les partenariats et les concours. J’en fais quand l’occasion se présente, quand la marque me plait.

J’ai commencé ce blog il y a 3 ans et des poussières pour partager mon quotidien de maman. Puis au fil des billets celui de mon quotidien de maman solo…d’un coup de foudre et d’une famille recomposée.

J’avais eu l’idée de vous faire parler vous…puis j’ai reculé. Peut-être la peur de me replonger dans certaines émotions.

Vous êtes toujours là. En fait. Certains sont partis, d’autres sont arrivés.

Vous avez partagés nombreuses des étapes de ces dernières années. M’avaient accompagné après une douloureuse perte. Lors de mes remises en questions. De maman, de femme.

Aujourd’hui j’ai avancé, et je sais que de nouvelles étapes dont je vous parlerez plus tard vont arriver à petits pas.

Ce blog est parfois (souvent) en suspend. Il est ma madeleine de Proust quand j’ai envie d’y laisser quelques maux, pour me libérer.

Il est en discontinu. En pointillé.

Je me suis engagée dans une cause, dans l’association de ma maladie de peau. Depuis peu. Quand je me suis sentie prête à me replonger dans tout ça. A rencontrer des enfants atteints, des personnes de mon âge qui ont vécu la même chose que moi. Des formes plus graves, d’autres moins graves. Je ressens le besoin viscéral de faire quelque chose et de mener à bien des projets au sein de cette association.

J’ai envie de changement de design du blog ainsi que la page facebook.

Tout ça va se profiler petit à petit.

Et si vous avez des idées sur les thèmes à aborder…c’est avec plaisir !

To be continued.

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Regarder en arrière. Revenir en souriant.

27 nov

27 novembre.

Je me suis toujours demandé ce que ça faisait de perdre quelqu’un de proche. Quelqu’un de jeune, quelqu’un de gentil. Je me suis toujours demandé ce que me ferais la brutalité d’une annonce aussi terrible.

Et c’est arrivé. Un soir. Comme si je sautais dans le vide, les tripes au bord des lèvres, les larmes aux bords des yeux. Mon amie n’a pas eu le temps de dire 3 mots que j’avais compris ce qu’il se passait et comment cela s’était passé. J’ai hurlé, je me suis tiré les cheveux, j’ai tapé dans mon ventre. J’en ai ai voulu au monde entier. A lui aussi. Et à moi.

Il m’a fallu quelques minutes pour comprendre que c’était la réalité. Une putain de réalité de merde, dont je n’aurais pas préféré être spectatrice.

Aujourd’hui c’est ton anniversaire. Et c’est un de plus que je ne te souhaiterai pas. Un anniversaire de plus ou connement, je regarde ton prénom dans mon répertoire. Ouai. Me rappelant d’une époque pas si lointaine, et qui le deviendra au fil du temps.

Je suis venue te dire. Là. Comme ça.

Que le soleil brille chaque jour, mais que parfois la pluie tombe. Et qu’elle se mélangent aux larmes que j’arrive encore à sortir.

Que les nuages dans le ciel, se dissipent  grâce à ton souffle que je crois entendre parfois quand je suis dans un demi sommeil.

Je me souviens de cette journée passée chez toi quelques temps après ton départ. Je peux enfin en parler car les mots que j’avais écris en revenant, étaient difficiles à relire pour moi.

Ce jour là, je suis arrivée par ce chemin rocailleux, empruntant les marches que tu descendais tous les jours.

Je me suis assise à cette table où tu devais prendre ton repas quand il faisait beau, respirant l’air pur que tu respirais chaque instant.

J’ai observé. Longtemps observé. M’imprégnant de chaque image.

De chaque fleur.

De chaque arbre.

J’ai pris de ton soleil, touché l’eau de ta piscine. Admiré ces arbres. Cette décoration si fine.

J’ai vu de tes yeux à toi.

J’ai vu cet arbre. Cette branche.

Celle à laquelle tu t’es suspendu pour te ôter la vie.

Ce paysage que tu a vu avant de passer de l’autre côté de nous.

J’ai lu aussi.

Cette lettre laissée avant de choisir l’autre chemin, ton écriture tremblante sur les dernières lignes.

Essayant de m’en imprégner pour mieux comprendre.

C’est difficile. Je te comprend sans trop te comprendre. Je t’en veux sans t’en vouloir.

Je sais que tu es là, près de moi. Près de nous. Tu sais, toutes les personnes pour qui tu a tant fait. Et qui se reconnaîtront en lisant ces mots.

La douleur est encore vive mais plus douce. Je l’apprivoise encore doucement.

Mais le manque. LUI. Ah ouai. Le manque. Celui qui prend aux tripes parfois, qui donne la gerbe et qui fait couler les larmes quand quelque chose me rappel toi. On ne s’y fait pas j’te le dis. Bordel.

Vide. Ce vide.

Toujours ce vide.

A  ton sourire. A toi.

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La séparation longue distance père-enfant : nos coulisses.

8 oct

Voilà plusieurs temps que je voulais parler de ma nouvelle vie mais côté coulisse. J’entend par là, l’organisation de ma vie autour de celle de mon fils et de son papa.

Comme tu le sais, je vis désormais à 700 km de ma ville d’origine, mon Babi étant donc maintenant aussi à 700 km de son papa.

Suite à de nombreuses questions, je me décide à mettre carte sur table, et expliquer le pourquoi du comment. Pourquoi j’en suis là, et comment on fait. Nous tous, à gérer la situation.

Fais toi un café, un thé car il y a du pavé aujourd’hui.

A la genèse de tout ce bordel, il y a la séparation avec le papa du Babi, puis ma rencontre avec mon amoureux, puis la décision. La « meilleure » qu’il soit pour tous était que moi je déménage, mon Babi sous le bras.

Je n’ai pas pris ma décision sur un coup de tête, comme on décide de s’acheter une paire de converses. Il m’a fallu passer par un cheminement, pour accepter que cette solution était la plus simple, même si elle n’était la plus équitable pour tous.  Il m’a fallu, travailler sur moi et accepter le fait que j’allais, malgré moi, faire souffrir le papa de mon fils. Mais qu’il le fallait, égoïstement. Pour moi, pour repartir à zéro et enfin dessiner un avenir avec mon amoureux.

Le Papa a été d’accord, du moins..il a subit ma décision. La seule condition que j’ai mise en avant, c’est que je m’engageais à lui amener le Babi tous les quinzes jours. Il était indispensable pour moi et surtout pour mon fils, que le lien avec son papa ne soit pas juste pendant les vacances.

Concrètement voilà comment cela s’organise :

  • Entre chaque vacances, je prend l’avion tous les 15 jours. Le Babi loupe l’école le vendredi et le lundi lorsque nous partons. Nous prenons l’avion le vendredi assez tôt et comme l’aéroport se trouve à 1h30 de la maison…jte fais pas de dessins. Fatigue, stress, route et gérer un enfant fatigué.
  • Financièrement un billet d’avion me coûte entre 130 et 180 euros selon les périodes. Plus le parking à 30 euros, plus le péage à 24 euros. Un gouffre en somme.
Je dirais qu’à ce stade, c’est une difficulté, non insurmontable certes, mais ça en est une. Disons que c’est lourd, mais je dois faire avec. C’est comme ça.
Heureusement que les vacances scolaires sont là, pour casser un peu le schéma et nous permettre d’être plus « souples ».
Ne travaillant pas encore, quand vient le temps des vacances, lorsque mon chéri dépose sa Marmotte à sa maman ; le Papa du Babi (si il n’a pas pu avoir de congés) nous récupère à mi-chemin. Ainsi je passe les vacances chez mes parents, avec le Babi qui peut voir son papa du coup le soir quand il le souhaite ainsi que les week-end. Voilà notre organisation. Concrètement.
Comment gérer la distance ?
Pour le Babi, il appel son Papa en facetime chaque soir (dans la mesure du possible biensûr). Les appels durent en moyenne entre 15 et 40 minutes. Cela lui permet, de lui raconter sa journée, de lui lire une histoire, lui montrer ses jouets etc…Ainsi c’est un peu comme si, son papa lui rendait visite chaque soir…le tactile en moins.
Dans la chambre du Babi, se trouve un cadre avec toute la famille. Ainsi que des photos de son Papa.
Chez son Papa, le Babi a ses jouets, son lit et son univers à LUI. Il distingue bien sa chambre « chez papa » et sa chambre « chez maman ».
Pour son Papa. Il est certain que la distance doit lui peser. Et c’est pour ça que je fais au maximum pour qu’il en profite. Il vient nous voir aussi de temps en temps le week-end et dors à la maison comme un vieil ami avec qui on aurait un trésor en commun. Je pense qu’on a trouvé un bon compromis. Même si cela est difficile pour lui, il le voit, le lien est là. Constant.
Coupable ?
Oui, je me sens coupable. Coupable d’avoir fait du mal à son papa. Car dans la situation inverse, voir mon fils une fois tous les 15 jours serait insurmontable pour moi. J’ai l’impression parfois de le priver de son fils, même si je fais de mon mieux. Coupable aussi, de laisser mon chéri parfois et d’avoir ce lien étroit avec mon ex. Mais c’était le prix à payer pour se réveiller tous les jours ensembles et construire notre vie.
Il ne faut pas se le cacher, la difficulté est là et même si pour le moment nous ne sommes pas passés devant le juge car on se fait mutuellement confiance.
Je suis pas chiante, quand il prend des vacances, je lui laisse. Quand il veut appeler, je suis là. Quand il réclame une photo je lui envoie.
Aujourd’hui je ne regrette rien, même si desfois les allés et retours me pèsent car le vendredi nous avons la route, le lundi l’avion à 7h, plus l’heure et demi de voiture pour rentrer à la maison etc. C’est comme ça. Je met un mouchoir dessus, et je fonce sans trop réfléchir sur le moment. Car tout ça, c’est pour lui, mon Babi. Et même si quand j’y pense, j’ai peur qu’un jour il m’en veuille de pas voir son papa aussi souvent qu’il le voudrait…cette peur me paralyse, ou qu’il décide un jour de partir vivre chez son lui. Je ne préfère pas y penser car j’en ai les larmes qui coulent. Mais ça reste la réalité. Alors en attendant, je donne tout. Je fais au mieux.  Je m’adapte, je ne peux pas bosser pour le moment car les allés/retours sont incompatibles avec un travail. Je me donne du temps, et je réfléchis à d’autres projets, que je pourrais adapter à cette nouvelle vie.
Pour conclure, je dirais que composer avec tout ce petit monde n’est pas chose simple, mais on y travaille. Tous ensemble. Le plus dur au final est pour le nouveau conjoint qui doit accepter la situation telle quelle. Il doit aussi épauler la maman un peu névrosée sur les bords, qui culpabilise parfois beaucoup de mal faire les choses. Mais ça c’est encore à travailler.
On a jamais finit en fait, de réfléchir, de composer et de travailler sur soi. On avance chaque jour comme ça, on pleure parfois mais on garde la tête haute. Pour eux. Nos enfants.

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Routine bowwwwté ! (beauté quoi)

27 sept

Il était temps, que je reprenne un peu mon ordi en main afin de revenir au pourquoi du comment  mon blog. Car à la base, oui j’ai un blog. SI j’te jure que c’est vrai.

Bref.

Un petit billet sur ma routine soin pourquoi pas ? Après tout, j’aime bien faire partager mes produits coups de cœur. Et surtout échanger avec vous.

Je te présentes donc, pour toi public, mes produits chouchous, que j’utilises depuis des années, des siècles et des siècles, amen.

Tout d’abord je tiens à dire que, depuis que j’ai découvert les lingettes lavables, je n’achète plus de cotons. Et oui ça a vraiment été THE révélation pour ma peau fragile et sensible aux frottements. Quand je l’ai ai reçues et essayées, j’ai eu un peu comme une révélation. Un genre de lumière qui irradiait dans ma salle de bain, avec des chants d’église genre Alléluia mon frère ! Un truc de fou, en somme.

Ces petits carrés miraculeux sont d’une douceur extrême pour la peau, et surtout le démaquillage est devenu un réel jeu d’enfant, notamment pour les yeux.

Pour ma part, pour le lavage, je les met dans une taie d’oreiller, fermée avec un élastique, et la même taie aux sèche-linge, et no souci, elles ressortent bien lavées ! Sinon tu les étends aussi sur l’étendoir, ça marche aussi ! Comme tu peux le constater, les miennes, sont ultra-girly avec des vaches dessus. Et je te promet que la vache ne meugle pas quand tu t’en sers ! Je te donne le lien de la boutique de ma copine qui les vends, tu m’en dira des nouvelles  : La Boutique de Maman Elfe . Et comme je suis une nana super sympa, voici directement le lien avec les lingettes : ICI .

Ensuite, je vais te parler de mon nettoyant visage « Pureté Thermale » de chez Vichy. Ce produit je l’ai découvert il y a maintenant 8 ans, et je ne m’en lasse pas. La chose se présente sous flacon pompe. C’est de l’eau qui se transforme en une agréable mousse à l’odeur délicate (putain ferme les yeux on se croirait presque dans une pub pour désodorisant pour chiotte). Je la met le soir sous la douche, en massant mon visage ! Il rayonne clairement plus, débarrassé de toutes ses impuretés. Je m’en sert également le matin, j’en applique un peu moins sur une lingette lavable, ensuite je rince et ma peau est toute fraîche !

Vient au tour de la « Crème fraîche de beauté » de Nuxe, voilà plus d’un an que je me sers de cette crème de jour, qui me sert aussi de crème de nuit ! L’odeur est aussi délicate, la texture est bien car elle ni trop épaisse et ni trop fluide. De ce fait, je pense qu’elle ne conviendrai pas à une peau très sèche car elle n’est pas « trop riche », je la qualifierai de légère. Du coup elle est parfaite pour les peaux comme moi, qui ont tendance à briller, où à vite avoir chaud ! Il ne faut vraiment pas en mettre beaucoup par contre ! Mais je rajouterai que le soir j’en met un peu plus ! Elle laisse une odeur vraiment agréable, typique des produits Nuxe. J’adore cette marque ! Dommage qu’elle ne soient pas donnée niveau prix !

Je vous parle ensuite des incontournables de ma salle de bain, à utiliser chez les grands mais aussi chez les petits. La « Cold Cream » et la « Cicafalte » de Avène of course. La Cicafalte, va être bien pour apaiser les piqûres de moustiques, les petits bobos, les griffures, mais aussi le feu du rasoir pour monsieur. Il m’arrive aussi de m’en servir pour la Marmotte qui est parfois irritée aux parties génitales. Pour la Cold cream, c’est un vrai miracle l’hiver, et surtout pour les enfants, qui ont souvent tendance à ce mordre le haut des lèvres. Ça calme vraiment, et en plus si ils en « mangent », il n’y a pas de souci. Bon faut pas en abuser NON PLUS. Comme l’alcool, à manger avec modération. Je m’en servais beaucoup pour le Babi qui avait souvent les joues rouges avec les dents et le froid ! Pratique aussi pour les petits et les gros nez irrités après moultes séances de mouchages. Elle hydrate bien, et est parfaite en complément de la Cicafalte qui va elle, cicatriser.

Cet article n’est pas sponsorisé !

Bisous les gens.

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A ma place.

26 juil

J’ai ouvert les portes de ma vie, comme on ouvre les immenses portes d’un château d’où jaillis le soleil qui fait fermer les yeux.

J’ai enfin trouvé la place qu’il me fallait, à coté de lui, d’elle et d’eux. Ceux qui m’ont ouvert leur coeur, me laissant entrer par la porte des artistes, et m’acceptant comme une des leurs.

J’apprend comme je peux à aimer deux fois plus, sans faire de distinctions. J’apprend à être la belle-maman d’une petite fille, sans prendre la place de sa maman, en lui donnant l’amour que je lui porte, et sans délaisser mon fils. J’avance doucement. Un peu comme si j’étais dans le noir, et qu’au loin je voyais la petite lumière qui nous diriges.

J’ai enfin trouvé la place qu’il me fallait, entre lui et moi. Là, juste là. Quand il rentre du travail, entendre mon coeur battre la chamade, attendant impatiemment le moment où il franchira le seuil de la porte.  M’endormir entre son corps et écouter ses mots quand encore dans un demi-sommeil il part travailler.

J’ai fermé les portes de ce qui ne me ressemblait plus, pour ouvrir une nouvelle qui me ressemble. Avec celui qui complète la moitié de mon âme, et avec qui j’ai déjà du traverser milles et une VIE.

Je n’ai jamais été aussi entière qu’aujourd’hui, si heureuse et si complète qu’à cet instant.

Je suis là, au bord de ma vie.

Je suis à ma place.

Avec lui.

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Ici et là bas.

26 mai


(N’hésitez pas à lancer la musique avant de lire cet article, elle l’illustre bien)

Je ne suis pas trop là. Je suis entre lui et moi.

Je suis entre ici et là bas. Au 3/4 du chemin qu’on a parcouru. Ensemble.

Je tri, je jette et je donne. J’emballe, je met dans des coins et j’attends.

J’ose à peine dire à demi-mot que le grand jour approche tant j’ai peur qu’il n’arrive pas, tant il a été espéré et rêvé.

Bientôt je prendrais cet allé sans retour que j’attend depuis des mois. Je pourrais enfin regarder devant sans pleurer pour cet arrière que je laisse et qui me fait souffrir chaque jour.

Je vais bientôt respirer pleinement sans ce poids que je porte, sans lui.

Je tri, je jette et je donne. J’emballe, je met dans des coins et j’attends.

Que les jours passent et  que les différentes étapes se franchissent.

J’ai un pincement énorme de quitter cet appartement dans lequel j’ai vécu 6 ans et dans lequel mon fils a fait ses premiers pas. J’ai un pincement de quitter cet endroit qui, est le seul depuis des mois qui me fait tenir ici.

Mais j’ai aussi un énorme pincement quand je pense à la tristesse et au vide qu’engendre l’amour à distance. J’ai une énorme boule à la gorge quand je pense à toutes ces nuits sans sommeil, sans ses mains dans mes cheveux et sans ses mots qu’il glisse dans mon oreille quand je m’endors avant lui, et qu’il me reste juste assez de force pour l’entendre.

Je pense que je serais longtemps marqué par ce vide que j’ai ressenti chaque jour depuis que mon coeur est passé de l’autre côté.

Je tri, je jette et je donne. J’emballe, je met dans des coins et j’attends.

Que le reste de ma vie commence.

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Les bonnes cartes.

22 avr

Il y a deux ans à cette période, j’étais en couple avec le papa du Babi. Je bossais deux jours par semaines et je me sentais dépassé par tout. Je me laissais porter par la vie, le quotidien. En attendant qu’un mirage arrive peut-être.

J’allais me marier quelques mois après. J’avais choisi une magnifique robe que je n’ai plus envie de voir, et qui fera le bonheur d’une autre femme. J’avais choisi un lieu digne d’un film, un orchestre et une déco dont je rêvais depuis des années. Je dis « je »,  car je décidais presque de tout, il suivait le mouvement malgré tout. Malgré qu’il ne voulait pas d’un mariage aussi fastueux. Moi j’avais envie de me marier. J’avais envie d’un jour et d’une robe de princesse, et pas tant d’une union avec l’homme que j’étais censé aimé.

Il y a deux ans, je n’avais plus de vie de couple, depuis bien longtemps déjà. Je me disais que ça reviendrai , que ce n’était rien, que c’était  la vie mais aussi la parentalité. Je me laissais aller dans une routine qui allait surement par la suite nous consumer à petit feu.

Un jour,  j’ai pris une claque dans la gueule. La claque de l’ Amour, qui peu à peu m’a ouvert les yeux sur cette vie dans laquelle je n’étais que figurante. Il m’a tiré peu à peu vers la réalité, m’ouvrant les yeux sans le vouloir,  sur ce qui n’allait pas. Je me suis réveillé doucement. Chaque jour j’assistais ahuri à l’échec de mon couple, de ma vie. A cette non-envie constante de rien. Ni de sexe, ni de sortir, ni d’avancer, ni d’acheter un bien. Réalisant que mon fils avait été fait parce que je voulais être maman. Dur constat. Dure réalité. Mais qu’avais-je fais pendant toutes ses années ? Pourquoi m’étais-je mis en sommeil comme ça ? Comment j’avais pu laisser mon couple mourir sans rien faire ? Sans l’envie de rien faire. L’amour était parti, et je me demande même si il était déjà vraiment arrivé au vu de ce que je ressens pour ma moitié. L’amour devait être là, l’affection. Mais pas aussi fort que ça ne devrait l’être. Pour le laisser se consumer ainsi, sans rien faire. Sans le vouloir.

Quitter cette vie. Ce confort financier, matériel, cette sécurité, pour voler enfin de mes propres ailes. Mon fils sous mes plumes.

Je l’ai fait. Et pourtant JAMAIS je ne l’aurais cru. Et personne autour de moi d’ailleurs. J’ai enfin ouvert les yeux sur mon potentiel de pouvoir m’en sortir seule et vivre ma vie. Aimer vraiment. Sans condition, s’unir pour les bonnes raisons même si c’est dans un champs devant les oiseaux, faire un bébé à deux et cultiver un bonheur à 4, puis un jour à 5. Voilà MA vie.

Alors il m’a fallu passer par la dépression pour encaisser ce tsunami qui s’était invité dans ma vie. Les sermons des uns et les conseils d’es autres. Les « mais pense à ton fils », et les « tu vas pas tout foutre en l’air. »

18 mois après, je ne regrette rien, et remercie la vie d’avoir embrasée mon quotidien pour m’en offrir un nouveau, un plus beau et coloré. 18 mois après on avance, malgré la distance qui nous bouffe on sait que le bout du tunnel approche et fera place à un chemin nourrit d’amour et de projets. On sait que notre amour est pur et on s’est promis que notre quotidien ne bouffera pas notre couple. Et qu’on fera tout pour cultiver notre jardin secret.

Dans la vie, rien n’arrive pas hasard, et ce blog m’a permis de rencontrer l’Amour. Le vrai. Celui qui donne envie d’avancer et pour qui on donnerai sa vie.

J’ai su dire MERDE à mon mariage qui n’a pas eu lieu, j’ai dis merde aux idéaux, et à tous les gens qui ne me voyait pas séparé du père de mon fils. J’ai dis merde à cette image de la famille parfaite, du couple parfait qu’on véhiculait en apparence. J’ai dis merde à une vie dans laquelle j’étouffais et dont je n’avais pas les bonnes cartes. J’ai dit merde aux gens médisants et aux mauvaises langues qui ne me pensait pas capables de m’en sortir seule. J’ai dis merde aux gens qui m’ont fait douter, et qui pensait que mon coup de foudre était une folie et que ça ne durerait qu’un temps. J’ai dit MERDE à tout.

J’ai su attraper le bonheur qui se tenait devant moi, et qui m’a donné envie de sortir la tête de l’eau. Aujourd’hui j’ai les bonnes cartes devant moi, je suis actrice de ma vie. J’agis, j’avance et je cultive mon bonheur chaque jour avec lui.

Aujourd’hui je remercie le destin de m’avoir fait croiser le sien.

Aujourd’hui je me centre sur ma nouvelle vie, mon avenir, mes projets avec LUI.

Mon essentiel.

 

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365 jours.

4 avr

Le deuil…1 an après.

Se remettre d’un suicide est chose plus difficile qu’il n’y parait.

Après le choc de l’annonce, les cris, LE cri, les pleurs, les peurs, les crises d’angoisses, la colère et la tristesse. On se dit que d’ici quelques mois ça ira mieux. Enfin c’est ce que tout le monde nous dit, et on finit par s’en persuader. Au fond.

1 an après rien (ou presque à changer). On ne cris plus, on étouffe ses pleurs, on exorcise ses peurs, on gère les crises rapidement, on tape au sol sa colère, et on refoule la tristesse. NON tu n’entrera plus.

On se persuade qu’on a accepte son geste, et que la vie reprend le dessus comme il l’aurait voulu, et comme ON se doit de le faire.

1 an après, on y pense chaque jour ENCORE, et TOUJOURS. Attendant le jour où je ne travaillerai plus dans cette endroit où il a veillé sur moi pendant ses années. Attendant ce jour un peu comme une délivrance et passer à autre chose.

1 an après, j’ai gardé les  2 roses qui ont caressé ta dernière demeure, et cette photo que je regarde quand j’ai besoin. Ce poème que nous t’avons lu, ces souvenirs et ces images dans ma tête.

La peine revient souvent, mais en mieux. En plus doux, et en plus gentille. La tristesse sereine. Voilà comment je la définirai. Comme un poids qui s’est envolé avec les mois…Mais parfois on se raccroche à avoir mal, pour l’avoir en nous encore.  A ressentir une douleur, comme pour ne pas l’oublier. Quel sentiment contradictoire.  Ressentir encore quelque chose de fort, pour le faire vivre. Un peu.

J’aimerai ne plus pleurer.

1 an après, je me sens mieux. Mais pas « bien », vis à vis de tout cela.

1 an après je parle de lui souvent, et me demande ce qu’il aurait fait à ma place quand je doute.

1 an après, j’ai l’impression qu’il est à mes côtés. Parfois.

1 an après, le vide est toujours grand.

1 an après, il est temps de tourner cette page.

Afin de  continuer le livre.


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Des mots, sur les maux.

24 mar

Je suis fatiguée. Fatiguée de me battre seule, sans lui qui est trop loin pour porter mes ailes tombantes. Fatiguée d’attendre le jour J. Fatiguée de devoir sourire alors que j’ai envie de pleurer.

Je suis fatiguée de mentir et de dire que la distance on s’y fait. Non on ne s’y fait pas vraiment. Pas du tout. Chaque jour est une montagne russe d’émotion et de frustration. Je suis fatiguée d’écrire ce que je ressens à ce sujet, bien que ce soit la seule façon de me libérer.

Je suis fatiguée d’être en décalé avec sa vie, et vivre la mienne avec une telle lassitude, que tout me sors des yeux.

Je suis fatiguée d’être à la moitié de lui, et de détester égoïstement chaque personne qui ont la chance de le croiser, de lui parler, de respirer le sillage qu’il laisse sur leur chemin.

Je suis fatiguée de mal lui parler parfois, tant pour me protéger de ce vide qui me consume un peu plus chaque jour. Je suis épuisée tant moralement que nerveusement. Je suis fatiguée d’être à fleur de peau et de me faire une montagne d’un rien. De ne pas prendre les choses avec philosophie. Non là, je n’y arrive plus.

Je suis fatiguée de ne pas appeler au secours tant j’ai l’impression que parfois, tout ça « ce n’est rien », «  qu’ il y a bien plus grave« , et « que bientôt nous serons réunis ». Oui mais en attendant MERDE. En attendant mon coeur est en miette et je vacille entre bonheur, tristesse, joie, mélancolie et colère.

Le plus dur est derrière, et pourtant les quelques mois qu’ils nous restent loin l’un de l’autre, ont l’air des années. Alors que non. On y arrive là, bientôt. La lumière, là au bout je la vois presque, mais elle est encore embrumée de sanglots et de fatigue.

Je suis fatiguée de respirer qu’à moitié et de lui faire la tête pour un oui ou pour un non, car oui il faut bien un bouc émissaire à tout cela. Il faut bien un coupable. Il faut bien une bonne raison de lui faire la tête un peu, pour se protéger beaucoup, et se dire qu’on est bien conne parfois.

Je suis fatigué d’essayer de ne pas couler dans une vie qui ne me ressemble plus et que j’ai envie de fuir chaque jour un peu plus. Si ça ne tenait qu’à moi, je laisserai mon appart tel qu’il est, pour enfin recommencer un nouveau ailleurs, un nouveau chez moi, un nouveau chez lui.

Chez nous.


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