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Ici et là.

22 oct

Voilà longtemps que j’avais délaissé mon blog. Un peut trop longtemps. Pourquoi ? Je ne saurais pas vous dire.

Peut-être que j’écrivais pour me libérer et que depuis un petit moment je n’en ressens plus le besoin.

Peut-être fatiguée de poser mes émotions. Car ça remue autant que ça soulage.

Alors peut-être que ce billet est la renaissance d’un livre que j’ai laissé ouvert. Qui sait.

Je n’ai jamais couru après les partenariats et les concours. J’en fais quand l’occasion se présente, quand la marque me plait.

J’ai commencé ce blog il y a 3 ans et des poussières pour partager mon quotidien de maman. Puis au fil des billets celui de mon quotidien de maman solo…d’un coup de foudre et d’une famille recomposée.

J’avais eu l’idée de vous faire parler vous…puis j’ai reculé. Peut-être la peur de me replonger dans certaines émotions.

Vous êtes toujours là. En fait. Certains sont partis, d’autres sont arrivés.

Vous avez partagés nombreuses des étapes de ces dernières années. M’avaient accompagné après une douloureuse perte. Lors de mes remises en questions. De maman, de femme.

Aujourd’hui j’ai avancé, et je sais que de nouvelles étapes dont je vous parlerez plus tard vont arriver à petits pas.

Ce blog est parfois (souvent) en suspend. Il est ma madeleine de Proust quand j’ai envie d’y laisser quelques maux, pour me libérer.

Il est en discontinu. En pointillé.

Je me suis engagée dans une cause, dans l’association de ma maladie de peau. Depuis peu. Quand je me suis sentie prête à me replonger dans tout ça. A rencontrer des enfants atteints, des personnes de mon âge qui ont vécu la même chose que moi. Des formes plus graves, d’autres moins graves. Je ressens le besoin viscéral de faire quelque chose et de mener à bien des projets au sein de cette association.

J’ai envie de changement de design du blog ainsi que la page facebook.

Tout ça va se profiler petit à petit.

Et si vous avez des idées sur les thèmes à aborder…c’est avec plaisir !

To be continued.

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365 jours.

4 avr

Le deuil…1 an après.

Se remettre d’un suicide est chose plus difficile qu’il n’y parait.

Après le choc de l’annonce, les cris, LE cri, les pleurs, les peurs, les crises d’angoisses, la colère et la tristesse. On se dit que d’ici quelques mois ça ira mieux. Enfin c’est ce que tout le monde nous dit, et on finit par s’en persuader. Au fond.

1 an après rien (ou presque à changer). On ne cris plus, on étouffe ses pleurs, on exorcise ses peurs, on gère les crises rapidement, on tape au sol sa colère, et on refoule la tristesse. NON tu n’entrera plus.

On se persuade qu’on a accepte son geste, et que la vie reprend le dessus comme il l’aurait voulu, et comme ON se doit de le faire.

1 an après, on y pense chaque jour ENCORE, et TOUJOURS. Attendant le jour où je ne travaillerai plus dans cette endroit où il a veillé sur moi pendant ses années. Attendant ce jour un peu comme une délivrance et passer à autre chose.

1 an après, j’ai gardé les  2 roses qui ont caressé ta dernière demeure, et cette photo que je regarde quand j’ai besoin. Ce poème que nous t’avons lu, ces souvenirs et ces images dans ma tête.

La peine revient souvent, mais en mieux. En plus doux, et en plus gentille. La tristesse sereine. Voilà comment je la définirai. Comme un poids qui s’est envolé avec les mois…Mais parfois on se raccroche à avoir mal, pour l’avoir en nous encore.  A ressentir une douleur, comme pour ne pas l’oublier. Quel sentiment contradictoire.  Ressentir encore quelque chose de fort, pour le faire vivre. Un peu.

J’aimerai ne plus pleurer.

1 an après, je me sens mieux. Mais pas « bien », vis à vis de tout cela.

1 an après je parle de lui souvent, et me demande ce qu’il aurait fait à ma place quand je doute.

1 an après, j’ai l’impression qu’il est à mes côtés. Parfois.

1 an après, le vide est toujours grand.

1 an après, il est temps de tourner cette page.

Afin de  continuer le livre.


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En chemin.

21 jan

Les yeux embués, j’ai  fais ce rêve étrange qu’un jour je rencontrais des êtres qui ont illuminé mon coeur et embellis mes journées.

Un jour j’ai promis que je ne serais plus jamais déçue par les amitiés virtuelles, qui ont fait souffrir mon couple et moi dans le passé. Des acharnements, des incompréhensions et des désillusions qui m’ont fait promettre de plus jamais recommencer. Alors on se blinde un peu. On ferme les yeux et on avance. Après tout, ce n’est que le « net ».

Puis, d’autres êtres arrivent, un jour où on ne s’y attend pas trop. Un peu comme quand on tombe amoureux, ça arrive un jour, un coup de tête, de folie où on retrouve des belles personnes et on parle de tout. De nous. De rien.

J’ai beaucoup ris, beaucoup pleuré aussi, de rire. De joie. D’avoir trouvé des personnes qui me correspondaient, avec qui je pouvais parler de tout, sans tabou. Me montrer telle que j’étais.

J’ai été moins là pour eux. De moins en moins, car je me suis perdue. Perdue, et je n’ai rien dit. Pourquoi ? Le coeur à ses raisons que la raison ignore il parait. Desfois on agit, on ne réfléchit pas aux conséquences, pensant surement qu’on est pas indispensable.

Je me suis perdue pour des raisons qui me sont chères. Pour la distance avec mon amoureux, pour le deuil d’un ami trop vite parti.  Trop vite arraché par sa propre volonté. Pour d’autres choses. Difficiles.  En chemin, j’ai perdu le goût d’allumer mon ordi le soir et de discuter avec eux. Elles. En chemin, j’ai perdu l’envie de commenter,  ni ici et ni là. En chemin j’ai oublié de relever mes amies qui avaient besoin de moi. Il faisait noir, et le ciel a assombri ma vision. Me refermant comme une huître j’ai pas osé, pas voulu poser des mots sur ce mal.

En chemin, j’ai perdu peu à peu les clefs de ces amitiés qui me sont chères. Pas de haine , ni de rancoeur. Juste de la tristesse. De ne pas avoir réagit avant. De ne pas avoir dit pourquoi j’étais vide et absente. Des incompréhensions, des mal-entendus et des non-dits. Aujourd’hui je me relève d’une nouvelle claque. Sauf que celle ci à du mal à passer. A se panser. Comme un chagrin d’amitié.

En chemin j’ai perdu quelque chose. Et j’espère le retrouver. Un jour.

Sincèrement.

 

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734 km.

15 nov

Etre à la moitié de lui c’est attendre chaque jour qu’il soit entièrement à moi. C’est vivre avec le fait qu’il soit encore lié à elle, par son nom. Elle est encore sa femme, légalement. Même si dans son coeur et dans les biens elle ne l’est plus.  C’est avancer chaque jour loin de lui, à ses côtés le soutenir et attendre que ça passe. Inlassablement.

Etre à la moitié de lui c’est se sentir comme chez moi quand je vais chez lui. Se sentir chez nous, normalement comme si cela était inné. Prendre ses aises, posséder sa maison, son jardin, et sa ville.  C’est se sentir mal chez soi, dans cet appartement dans lequel je vis depuis 6 ans et j’espère jamais 7. C’est se sentir étriqué dans un univers qui n’est plus le mien, et qui s’éloigne de plus en plus vers ce quoi j’avais aspiré.

Etre à la moitié de lui c’est vivre chaque jour, nourrissant l’espoir qu’il soit enfin divorcé, que cette procédure trop longue à mon goût aboutisse.  Et qu’on puisse se vivre pleinement. Sans les 734 km qui nous sépares, sans les week-end de même pas 24h, et les vacances trop éloignées à notre goût.  C’est rentrer chez soi briser, et se recoller une fois mes yeux dans les siens.

Etre à la moitié de lui, c’est avoir hâte chaque jour qu’il soit pleinement à moi. Entièrement. Que je puisse l’avoir  tout le temps, pour toujours. C’est me dire que son nom est disponible, et qu’un jour il sera peut-être mien, à mon tour, pour honorer notre amour. Pour du vrai.

S’émerveiller un jour, et pouvoir se dire « on l’a fait », on est arrivés à vivre ensemble et à ressortir entier des épreuves que l’on a traversé ensemble.

S’émerveiller un jour, et ne plus compter les jours qui nous séparent l’un de l’autre mais juste  toutes les vies qui nous restent à vivre ensemble.


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A notre vie.

4 jan

Je me souviens du temps où tu étais si petit mon bébé. Du haut de tes 46 cm et de tes 2kg640 j’avais peur de te briser.

Je me rappel la douceur de ta peau duveteuse. La couleur de tes yeux en amande, rieurs à la naissance. De tes mains si fines, et de tes petits ongles qui venaient ponctuer le bout de tes doigts. Le jour de la sortie de la maternité, il pleuvait. Tu étais emmitouflé dans ta combinaison pilote recouverte par un gros plaid polaire.

Ce jour là il faisait froid, mais mon coeur avait chaud de tout ce bonheur arrivé un mois et demi à l’avance. La pluie tombait aussi fort que mon coeur t’aimait et t’aimes encore, plus fort.

Je me souviens de nos nuits. Courtes mais si pleines de douceur. Quand blotti contre moi tu t’endormais, apaisé après les crises de coliques. De nos longs câlins ou tu buvais ton bibi, ton regard plongé dans le mien. Les longues siestes où endormi à côté de moi je tenais ta main et coller mon visage au tien.Je donnerai tout pour revivre ses moments encore, avec toi. Je n’ai qu’à fermer les yeux et me rappeler. C’est tellement encré que les larmes de bonheur coulent quand ses images arrivent dans mes pensées.

Mon amour, mon bébé, ma vie jolie.  Dans moins de 2 mois, tu aura 2 ans.

2 ans que ta peau douce me rend folle d’amour. 2 ans que le matin j’aime respirer ton odeur de lait chaud.

2 ans que grâce à toi j’ai grandit. 2 ans que je sais que cet amour perdurera toute notre vie. Parce-que nous sommes liés, toi et moi. Quoi qu’il arrive, je serais toujours ta maman, et toi mon fils. Mon fils que j’ai mise au monde ce jour de fèvrier. Où sous le poids mes efforts et de mes encouragements tu es arrivé par la plus belle des portes. Mon corps.

Mon amour, mon bébé, ma vie jolie, apportes moi encore des beaux moments comme tu le fais. Tes rires, ta voix, ta tendresse je ne peux plus m’en passer.

Merci d’avoir fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Même si je suis passée par des pèriodes difficiles.

Tu m’a fait me révéler.

A moi. A nous.

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Bébé Joli grandit.

1 déc

21 mois.

21 mois que ma vie à un sens. Tu es un grand, enfin un mini-grand. C’est fou comme tu évolues, chaque jour. Tu comprends ce que l’on te dit.  Tu exécutes quand on te demande d’allumer ou d’éteindre la lumière, de dire au revoir avec la main, de t’asseoir, de nous apporter quelque chose.

Fou.

Fou l’amour que je te portes chaque jour un peu plus fort. Te sentir le matin au réveil avec cette odeur si particulière qui est propre à chaque bébé. Tu me tends les bras et ma vie s’arrête le temps d’un câlin, le temps de mamour dans le cou comme tu les aimes. Le temps de deux éclats de rire, juste avant de te changer.

Joie.

Quand tu te met à rire pour un rien. On peut même voir toutes tes dents tellement tu rigoles ! Des fois on se demande pourquoi. Comme si la joie te possédait, d’un coup, comme ça, sans avertir.

Et même quand à 10h du matin tu choppes des pâtes de la veille sur le plateau de ta chaise haute, pour te les coller dans les cheveux, je t’aime.

Mon bébé, mon mini-grand. Mon immense.

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