Regarder en arrière. Revenir en souriant.

27 nov

27 novembre.

Je me suis toujours demandé ce que ça faisait de perdre quelqu’un de proche. Quelqu’un de jeune, quelqu’un de gentil. Je me suis toujours demandé ce que me ferais la brutalité d’une annonce aussi terrible.

Et c’est arrivé. Un soir. Comme si je sautais dans le vide, les tripes au bord des lèvres, les larmes aux bords des yeux. Mon amie n’a pas eu le temps de dire 3 mots que j’avais compris ce qu’il se passait et comment cela s’était passé. J’ai hurlé, je me suis tiré les cheveux, j’ai tapé dans mon ventre. J’en ai ai voulu au monde entier. A lui aussi. Et à moi.

Il m’a fallu quelques minutes pour comprendre que c’était la réalité. Une putain de réalité de merde, dont je n’aurais pas préféré être spectatrice.

Aujourd’hui c’est ton anniversaire. Et c’est un de plus que je ne te souhaiterai pas. Un anniversaire de plus ou connement, je regarde ton prénom dans mon répertoire. Ouai. Me rappelant d’une époque pas si lointaine, et qui le deviendra au fil du temps.

Je suis venue te dire. Là. Comme ça.

Que le soleil brille chaque jour, mais que parfois la pluie tombe. Et qu’elle se mélangent aux larmes que j’arrive encore à sortir.

Que les nuages dans le ciel, se dissipent  grâce à ton souffle que je crois entendre parfois quand je suis dans un demi sommeil.

Je me souviens de cette journée passée chez toi quelques temps après ton départ. Je peux enfin en parler car les mots que j’avais écris en revenant, étaient difficiles à relire pour moi.

Ce jour là, je suis arrivée par ce chemin rocailleux, empruntant les marches que tu descendais tous les jours.

Je me suis assise à cette table où tu devais prendre ton repas quand il faisait beau, respirant l’air pur que tu respirais chaque instant.

J’ai observé. Longtemps observé. M’imprégnant de chaque image.

De chaque fleur.

De chaque arbre.

J’ai pris de ton soleil, touché l’eau de ta piscine. Admiré ces arbres. Cette décoration si fine.

J’ai vu de tes yeux à toi.

J’ai vu cet arbre. Cette branche.

Celle à laquelle tu t’es suspendu pour te ôter la vie.

Ce paysage que tu a vu avant de passer de l’autre côté de nous.

J’ai lu aussi.

Cette lettre laissée avant de choisir l’autre chemin, ton écriture tremblante sur les dernières lignes.

Essayant de m’en imprégner pour mieux comprendre.

C’est difficile. Je te comprend sans trop te comprendre. Je t’en veux sans t’en vouloir.

Je sais que tu es là, près de moi. Près de nous. Tu sais, toutes les personnes pour qui tu a tant fait. Et qui se reconnaîtront en lisant ces mots.

La douleur est encore vive mais plus douce. Je l’apprivoise encore doucement.

Mais le manque. LUI. Ah ouai. Le manque. Celui qui prend aux tripes parfois, qui donne la gerbe et qui fait couler les larmes quand quelque chose me rappel toi. On ne s’y fait pas j’te le dis. Bordel.

Vide. Ce vide.

Toujours ce vide.

A  ton sourire. A toi.

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2 réponses à “Regarder en arrière. Revenir en souriant.”

  1. Solène 27 novembre 2013 at 18 h 53 min #

    La perte d’un ami est quelquechose d’horrible, je le sais pour l’avoir vécu… Mais quand cet ami à choisi de partir, ça doit être encore plus compliqué à gérer. Je laisse un commentaire parce que ton article le mérite largement, mais dans le fond je ne sais pas quoi dire. Comme juste après un décès, on se dit que tous les mots sont dérisoires face à la peine des autres… Après tout le deuil se fait tout au long de notre vie. Les souvenirs restent et je te souhaite que d’ici quelques temps, il n’y ai que les bons qui subsistent…

    • Ladyandbaby 2 décembre 2013 at 13 h 34 min #

      Merci infiniment Solène <3

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