« La claque ».

29 Oct

Je te dis pardon pour ses 3 années et 7 mois passés à trop crier parfois. Pour toutes les fois où je t’ai mis au coin car toi tu criais trop, et que ça m’agaçais à MOI. Pour toutes ces fois où je n’ai pas cherché à comprendre. Ni à expliquer. Et aller à la facilité, qui au final n’aboutit à rien, si çe n’est de l’incompréhension.

Je te demande pardon d’avoir mal fait, d’avoir été gauche et pas sûre de moi. De ne pas avoir entendu parfois quand tu n’allais pas bien, préférant te jeter la faute et t’isoler. Au lieu de comprendre pourquoi tu étais en colère. Je te demande pardon crois moi.

Je m’excuse pour ces fois où trop occupée, je n’ai pas entendu que tu voulais jouer. Où je n’ai pas su m’arrêter 5 minutes et prendre du temps avec toi, préférant te crier dessus car tu étais fatiguant, alors qu’en fait tu réclamais juste de l’attention.

Pardon.

Pardon mon fils. Et aucun pardon ne sera à la hauteur de ce que je ressens, et de ce que je comprend.

Je te remercie pour tout.

Je te remercie de m’avoir ouvert les yeux, de m’avoir pris la main un jour, et de m’avoir forcé à grandir avec toi.

Aujourd’hui tu m’a demandé de jouer avec toi. C’est la première fois que j’entend cette phrase. J’ai honte. Et ça fait mal.

J’ai l’impression que les lumières se sont allumées, que je comprend pleins de choses. Et qu’un amour encore plus intense s’offre à nous. Mon grand bébé.

Aujourd’hui je te remercie, car j’ai compris. Que si parfois tu étais casse-pied, c’est que tu voulais quelque chose et que tu ne savais pas comment l’exprimer. Et que si tu faisais une colère, il était bon pour toi de l’évacuer. Que tu avais besoin d’ être accompagné, aimé et compris. Et non mis au coin.

Avant je t’envoyais au coin pour un oui ou pour un non,  je t’expliquais toujours pourquoi tu y avais été une fois la crise passée. Mais est-ce que je cherchais à comprendre avec toi ce qui avait déclenché la crise ? Non. Je choisissais juste la facilité. Et se rendre compte de ça, c’est se prendre un 35 tonnes en pleine tronche.

J’ai l’impression d’être passée à côté de l’essentiel, d’avoir loupé un rendez-vous avec toi et d’avoir échoué. Mais je ne me sens pas vaincue pour autant. Je me sens juste…profondément meurtrie mais heureuse d’avoir réagie.

Mon cœur de maman est en miette, quand je repense à tous ces moments où je suis passée à côté. A la détresse dans laquelle j’ai du te laisser parfois car je voulais pas comprendre, ni me mettre à ta place, ni te prendre dans mes bras et t’accompagner dans ta colère.

Je sais que le chemin sera long, et je sais aussi que c’est un combat contre soi-même.

Se remettre en question, apprendre de ses erreurs. Essayer de mieux s’aimer, mieux se connaître. Avancer.

Alors ce billet, il est aussi pour toi, toi et toi là bas au fond qui te reconnaît peut-être dans ces quelques lignes. Peut-être que si on se donne toutes la main on y arrivera. A mieux nous aimer NOUS, pour mieux les comprendre EUX.


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