Les bonnes cartes.

22 Avr

Il y a deux ans à cette période, j’étais en couple avec le papa du Babi. Je bossais deux jours par semaines et je me sentais dépassé par tout. Je me laissais porter par la vie, le quotidien. En attendant qu’un mirage arrive peut-être.

J’allais me marier quelques mois après. J’avais choisi une magnifique robe que je n’ai plus envie de voir, et qui fera le bonheur d’une autre femme. J’avais choisi un lieu digne d’un film, un orchestre et une déco dont je rêvais depuis des années. Je dis « je »,  car je décidais presque de tout, il suivait le mouvement malgré tout. Malgré qu’il ne voulait pas d’un mariage aussi fastueux. Moi j’avais envie de me marier. J’avais envie d’un jour et d’une robe de princesse, et pas tant d’une union avec l’homme que j’étais censé aimé.

Il y a deux ans, je n’avais plus de vie de couple, depuis bien longtemps déjà. Je me disais que ça reviendrai , que ce n’était rien, que c’était  la vie mais aussi la parentalité. Je me laissais aller dans une routine qui allait surement par la suite nous consumer à petit feu.

Un jour,  j’ai pris une claque dans la gueule. La claque de l’ Amour, qui peu à peu m’a ouvert les yeux sur cette vie dans laquelle je n’étais que figurante. Il m’a tiré peu à peu vers la réalité, m’ouvrant les yeux sans le vouloir,  sur ce qui n’allait pas. Je me suis réveillé doucement. Chaque jour j’assistais ahuri à l’échec de mon couple, de ma vie. A cette non-envie constante de rien. Ni de sexe, ni de sortir, ni d’avancer, ni d’acheter un bien. Réalisant que mon fils avait été fait parce que je voulais être maman. Dur constat. Dure réalité. Mais qu’avais-je fais pendant toutes ses années ? Pourquoi m’étais-je mis en sommeil comme ça ? Comment j’avais pu laisser mon couple mourir sans rien faire ? Sans l’envie de rien faire. L’amour était parti, et je me demande même si il était déjà vraiment arrivé au vu de ce que je ressens pour ma moitié. L’amour devait être là, l’affection. Mais pas aussi fort que ça ne devrait l’être. Pour le laisser se consumer ainsi, sans rien faire. Sans le vouloir.

Quitter cette vie. Ce confort financier, matériel, cette sécurité, pour voler enfin de mes propres ailes. Mon fils sous mes plumes.

Je l’ai fait. Et pourtant JAMAIS je ne l’aurais cru. Et personne autour de moi d’ailleurs. J’ai enfin ouvert les yeux sur mon potentiel de pouvoir m’en sortir seule et vivre ma vie. Aimer vraiment. Sans condition, s’unir pour les bonnes raisons même si c’est dans un champs devant les oiseaux, faire un bébé à deux et cultiver un bonheur à 4, puis un jour à 5. Voilà MA vie.

Alors il m’a fallu passer par la dépression pour encaisser ce tsunami qui s’était invité dans ma vie. Les sermons des uns et les conseils d’es autres. Les « mais pense à ton fils », et les « tu vas pas tout foutre en l’air. »

18 mois après, je ne regrette rien, et remercie la vie d’avoir embrasée mon quotidien pour m’en offrir un nouveau, un plus beau et coloré. 18 mois après on avance, malgré la distance qui nous bouffe on sait que le bout du tunnel approche et fera place à un chemin nourrit d’amour et de projets. On sait que notre amour est pur et on s’est promis que notre quotidien ne bouffera pas notre couple. Et qu’on fera tout pour cultiver notre jardin secret.

Dans la vie, rien n’arrive pas hasard, et ce blog m’a permis de rencontrer l’Amour. Le vrai. Celui qui donne envie d’avancer et pour qui on donnerai sa vie.

J’ai su dire MERDE à mon mariage qui n’a pas eu lieu, j’ai dis merde aux idéaux, et à tous les gens qui ne me voyait pas séparé du père de mon fils. J’ai dis merde à cette image de la famille parfaite, du couple parfait qu’on véhiculait en apparence. J’ai dis merde à une vie dans laquelle j’étouffais et dont je n’avais pas les bonnes cartes. J’ai dit merde aux gens médisants et aux mauvaises langues qui ne me pensait pas capables de m’en sortir seule. J’ai dis merde aux gens qui m’ont fait douter, et qui pensait que mon coup de foudre était une folie et que ça ne durerait qu’un temps. J’ai dit MERDE à tout.

J’ai su attraper le bonheur qui se tenait devant moi, et qui m’a donné envie de sortir la tête de l’eau. Aujourd’hui j’ai les bonnes cartes devant moi, je suis actrice de ma vie. J’agis, j’avance et je cultive mon bonheur chaque jour avec lui.

Aujourd’hui je remercie le destin de m’avoir fait croiser le sien.

Aujourd’hui je me centre sur ma nouvelle vie, mon avenir, mes projets avec LUI.

Mon essentiel.

 

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